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06/11/2014

"Du Nouveau chez Rimbaud"...

    Enfin des réactions à la sortie de ce livre dont je vous ai parlé tout récemment sur ce blog, avec un jeu de mot dans le titre qui ferait presque sourire si l'enjeu ne dépassait pas, de très loin, l'objet de cet essai ! M'en confiant à Pierre Dhainaut, lui qui a lu à la Maison des Ailleurs, là même où a vécu Arthur R., le poème "Aube", l'un des plus beaux des Illuminations, sans être sûr de pouvoir arriver au bout, tellement l'émotion était forte... Pierre m'a dit son désappointement.

Voici (un extrait) de ce qu'écrit sur le sujet Astrid de Larminat :
"Rimbaud n'a pas écrit les Illuminations, affirme Eddie Breuil dans un essai intitulé Du nouveau chez Rimbaud (éditions Honoré Champion). Rien que ça ! Cet universitaire, qui prépare une thèse sur l'édition critique des textes modernes, prétend que Germain Nouveau en est l'auteur. Cette thèse fait sauter au plafond les rimbaldiens. Stéphane Barsacq, auteur de Rimbaud. Celui-là qui créera Dieu (Seuil), admirateur de Germain Nouveau par ailleurs, considère que cette hypothèse est insensée..."

Il est établi d'autre part que Nouveau avait une fâcheuse tendance au plagiat, un vice qui affecte régulièrement la vie littéraire, moderne tout aussi bien : une forme de kleptomanie, ou de perversion narcissique. L'"art" de (s'auto-)persuader ?, ou bien plutôt de se nier soi-même, dans l'autre. DM

11:49 Publié dans Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)

01/11/2014

Rimbaud, au juste...

Ah ! nous voici à présent confrontés à un redécouvreur de l'oeuvre d'Arthur Rimbaud, un de plus, qui me fait penser à la manière dont se qualifiait le poète, là par autodérision : le fameux "touriste naïf" de "Soir historique", in les Illuminations, j'en relis avec vous les premières lignes :

"En quelque soir, par exemple, que se trouve le touriste naïf, retiré de nos horreurs économiques, la main d'un maître anime le clavecin des près ; on joue aux cartes au fond de l'étang, miroir évocateur des reines et des mignones..."

Ce jeu de cartes au fond de l'étang renvoie sans conteste à un poème d'Une saison en enfer, soit : "Délires II. Alchimie du verbe", précisément à ce passage : "Je m'habituai à l'hallucination simple : je voyais très franchement... un salon au fond d'un lac...". Germain Nouveau serait-il donc aussi l'auteur d'Une saison en enfer ?, et Arthur R. une fois encore son copiste de fortune ! Soyons sérieux.

Le fils du Soleil n'a nul besoin, après avoir été déterré par sa propre famille, qu'un auteur lambda, Eddie Breuil, dans son livre Du nouveau chez Rimbaud, paru tout dernièrement aux éditions Honoré Champion, décide de lui retirer la paternité d'une partie de son oeuvre, précisément ce qui fut son chef-d'oeuvre : les Illuminations. Quand il suffirait de relire les poèmes en prose de Nouveau, réunis par P.O. Walzer dans La Pléiade pour se convaincre, s'il en était besoin, qu'ils ne sont pas de la même main.
Laissons donc chercher (et subventionnons) les chercheurs mais de grâce : la paix aux poètes ! Par avance, merci. DM

11:14 Publié dans Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)

30/10/2014

Jacques Prévert (le début et la fin!) opus 4

       Deux collages pour aujourd'hui, de Jacques Prévert à son éditeur, René Bertelé. Le premier (56 x 36 cm) tient lieu d'"acte de naissance" : à l'intérieur d'une église, un lit portant un oeuf dans lequel apparaît le visage de Prévert adulte

 

PREVERT 4.jpg

Pour faire bonne mesure, dans le même envoi, un second collage (43,5 x 28 cm) où Prévert (au lieu de la carte de voeux traditionnelle pour la nouvelle année) ironise sur "son testament" : dans un lit un chien à casquette dicte ses dernières volontés à un personnage devant deux autres masqués

PREVERT 6.jpg

10:46 Publié dans Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)